Jours 1 Le choix du matériel et manipulation

Choix du matériel et leurs noms

important

Avant même d'avoir ses propres abeilles, le matériel (achat ou fabrication) doit être judicieusement choisi. La démarche est importante et elle doit être réfléchie en fonction du travail à réaliser.

Plus le matériel est normé et identique entre les différents éléments, plus vous aurez de facilité au niveau des manipulations et de simplification pour de futures évolutions (exemples : intégration de trappe à pollen, grille propolis, partition chaude, cadres...). Cela permet déjà d'éviter les premières erreurs apicoles. Autre exemple pendant l'hiver, si vous souhaitez peser vos ruches alors que vous n'avez pas le même matériel, cela rend compliqué les calculs pour prendre en compte le poids de la ruche.

C'est pourquoi je vous propose une base apicole au niveau du matériel vous permettant de démarrer correctement en apiculture.

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1. Ruche mi-bois Dadant 10 cadres Hoffman en Douglass garnis de cire made in France:     

Aller dans les produit d'élevage et ruche sur le site internet

2. Support de ruches 4 parpaing + 2 lambourdes de bois

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3. Caisse à outils Tool box complète AVEC TOUS LES OUTILS

       https://www.icko-apiculture.com/caisse-a-outils-tool-box-complete.html

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4. Pour les abeilles buckfast Tunique apiculteur Sherriff Blanc :

    c'est peut etre un peux cher mais vraiment vous la garderais des années

       https://www.icko-apiculture.com/tunique-apiculteur-sherriff-blanc.html

       https://www.icko-apiculture.com/gants-apiculteur-caprin.html

4'. Pour les abeilles Noires Combinaison apiculteur Sherriff integral

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Allumage du soufflet

L'enfumoir est l'outil apicole indispensable pour chaque visite au rucher !
Suivant la race de l'abeille et sa fécondation, l'ouverture des ruches peut provoquer une précipitation des abeilles sur le haut des cadres pour se défendre. Pour que la visite se passe dans le calme, la fumée est utilisée au juste besoin suivant la réaction des abeilles. 

La fumée permet de détourner l'attention de l'abeille le temps de faire la visite de la ruche. En effet, la fumée est un signal de danger car l'arrivée d'un feu pourrait anéantir la ruche. Les abeilles se gorgent donc de nourriture pour se préparer à l'exode si les flammes approchaient de trop près. Ainsi le tour est joué, l'apiculteur peut réaliser la visite en toute sécurité !

Etape 1  : Choisir un bon combustible et comburant

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Soufflet de qualité 

Il est important d'avoir un soufflet en très bon état car il sera utilisé à toute vos visites de ruches. C'est le premier outil qu'un apiculteur va acquérir, sa qualité permet d'assurer la sécurité des abeilles pour ne pas les écraser et aussi celle de l'apiculteur. 

Le soufflet doit aussi contenir à l'intérieur de la chambre de combustion une grille permettant de laisser passer l'air pour pouvoir attiser l'enfumoir.

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Combustible pour enfumoir

Le choix du combustible est tout aussi important afin d'avoir un allumage simple tout en préservant notre santé avec des combustibles les plus naturels possibles.

Il est possible d'utiliser les aiguilles et houppiers de pin distillé et séché pour l'enfumoir, il génère très peu de goudron ou autre résidu de combustion. Par exemple, l'Api-Cloud sont des végétaux découpés et distillés préalablement, puis séchés naturellement à l'air libre. 
https://www.icko-apiculture.com/api-cloud-le-seau-de-15l.html
                                                                                                                                                                                              

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Comburant pour allumer le feu

Quel que soit la météo ou le combustible, les bâtonnets FUM’START embrasent le combustible de l’enfumoir. Cet allumeur est 100% d'ingrédients naturels d'origine végétale permettant de préserver la santé de l'apiculteur et des abeilles.

Très utiles pour allumer les combustibles en granulés.
Non toxique.
Selon le combustible utilisé, 3 à 4 bâtonnets par allumage sont nécessaires.


https://www.icko-apiculture.com/fum-start-sachet-100-baton.html                                                                                                                                                             

Etape 2  : L'allumage 

L'abeille

Réception et développement des essaims

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important

Lors de cette manipulation, vous devrez être calme et faire le transfert des cadres délicatement pour ne pas écraser les abeilles et surtout la reine.

             - Vous pouvez placer l’essaim au centre de la ruche comme sur la vidéo.

             - Pendant le transfert, profitez-en pour observer le couvain de votre ruche et repérer la reine ou la ponte.

 

Pendant le transport de votre essaim dans un véhicule, pensez à bien aéré l'intérieur en ouvrant les fenêtres ou en faisant des pauses régulières pour limiter les risques d’étouffement. 

- Déclaration Administrative

Avant d’acheter des essaims, consultez les arrêtés préfectoraux et communaux en mairie qui encadrent l’implantation des ruches. Ces textes fixent les distances minimales entre les ruches, d’une part, et les habitations, voies et lieux publics, d’autre part. Par défaut, le code rural stipule qu’il n’y a pas de limite de distance entre les ruches et habitations tant que les ruches sont séparées par une haie d’une hauteur de deux mètres ne présentant pas de rupture (haie dite « sans solution de continuité »). Sans une telle séparation, les ruches doivent être situées au-delà de 10 mètres de toute habitation. Un dialogue avec le voisinage avant l’achat de vos essaims est souhaitable et préviendra bien des ennuis.

Une fois l’emplacement de vos ruches trouvé, vous devez faire une déclaration de détention et d’emplacement de ruches. Cette déclaration doit être effectuée même s’il vous disposez d’une unique ruche au fond de votre jardin car un essaim d’abeilles est considéré comme un animal, potentiellement dangereux. Cette déclaration permet également au Ministère de l’agriculture de disposer d’une visibilité sur le cheptel d’abeilles du territoire lui permettant ainsi de demander des aides financières européennes.

La déclaration est à effectuer en ligne entre le 1er septembre et le 31 décembre. Les apiculteurs ne disposant pas d’accès à internet peuvent toujours réaliser une déclaration de ruches par voie postale en remplissant le formulaire Cerfa 13995*04 et en l’envoyant durant cette période. La déclaration doit indiquer le nombre de colonies et leur emplacement.

Cette déclaration doit être réalisée dès l’installation de votre première ruche. Ainsi, si vous achetez votre essaim en dehors de la période de déclaration obligatoire (donc entre le 1er janvier et le 31 août), vous devrez effectuer cette déclaration dans les meilleurs délais puis la renouveler en période obligatoire (entre le 1er septembre et le 31 décembre). Cette déclaration doit être réitérée chaque année.

Cette déclaration faite, un numéro d’apiculteur (NAPI) vous sera attribué. Ce numéro est important car il doit figurer sur chaque ruche et être affiché sur le rucher. Il vous sera également demandé pour d’autres démarches.

DECLARER SES RUCHES

Démarche en ligne : La démarche en ligne est à privilégier : https://agriculture-portail.6tzen.fr/default/requests/Cerfa13995/

Tenir un registre d’élevage 

Tant que vous ne commercialisez aucun produit de vos ruches, il n’est pas obligatoire de tenir un registre d’élevage.

Il est toutefois conseillé de le faire car ce document doit aider à assurer la traçabilité des denrées alimentaires produites et le suivi sanitaire. C’est le carnet de santé de vos ruchers. La forme est libre tant qu’il contient les informations ci-après. Il est composé de 7 pages à thème :

1 : Identification de l’exploitation (adresse, SIRET [1], NAPI, vétérinaire, nombre de colonies…)

2 : Les ruchers (nombre de colonies, adresse…)

3 : Mouvement des colonies (Date, origine et destination des essaims…)

4 : Création des essaims (Date, souche, origine de la reine…)

5 : Traitements (Date, traitement, posologie…)

6 : Nourrissement (Date, nature, quantité…)

7 : Comptage varroa

Assurer ses ruches

L’article 1385 du code civil dispose que “Le propriétaire d’un animal ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est sous son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fut sous sa garde, soit qu’il fut égaré ou échappé”.

Il est donc nécessaire de souscrire à une assurance pour les essaims achetés.

Vous pouvez soit contacter votre assurance habitation afin de modifier votre contrat d’assurance en conséquence ou bien souscrire une assurance spécifique par le biais d’un syndicat apicole local.

Lecture des cadres et visite d'une colonie

Cette rubrique est dédiée aux apiculteurs débutants qui ont suivi la première formation du mois d'avril,mai ou juin. Elle réexplique les bases acquises lors notre rencontre sur l'ouverture des ruches ainsi que la lecture des cadres. Cette onglet sera constante amélioration, c'est pourquoi si vous désirez une vidéo particulière, n'hésitez pas à me contacter.

Ouvrir une ruche et lecture des cadres
Stades larvaires
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Butinage et pollen
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Gestion de l essaimage

l'essaimage C'est quoi ?
Alors Pourquoi ?

Depuis la nuit des temps, la pérennité des abeilles est assurée par l'essaimage qui la division naturelle de la colonie en deux populations. La reine accompagnée de la moitié des ouvrières quittent la ruche pour former une nouvelle colonie appelé un essaim qui se forme en grappe. Dans la ruche initiale, l'essaim a anticipé son envol en laissant du couvain naissant et plusieurs cellules royales prêtes à naitre. Une nouvelle reine remplacera l'ancienne qui a pris son envol et la ruche commencera son développement.

Le second objectif de l'essaimage est le "brassage" génétique. L'essaim prend son envol pour s'installer vers un nouveau territoire permettant de varier la source de mâles qui vont se reproduire avec la nouvelle reine vierge

éléments importants :

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1 - SAISONALITE

 Il y a une saison d'essaimage où les abeilles essaiment plus souvent. Au printemps, la colonie est à son apogée avec une population forte, un couvain important pour renouveler les abeilles et la miellée bientôt prête à commencer ! Cependant, il est possible d'avoir des essaims en dehors de la saison.

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La race de l'abeille joue un rôle important sur le caractère d'essaimage et donc certaines races ont tendance à plus essaimer que d'autres comme par exemple la carnica. Il faut savoir que même à l'intérieur d'une même race, certaines ont des envies d'essaimages plus importantes que d'autres

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Il existe plusieurs paramètres pouvant provoquer l'essaimage. II est important de les assimiler afin de comprendre les abeilles et de mieux prévenir l'essaimage.​ Voici les facteurs stimulants par ordre de priorité :

Congestion de la chambre à couvain

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Durant la période d'essaimage, la ponte de la reine est à son apogée et elle peut pondre jusqu'à 2000 œufs par jour ! Cela nécessite donc des alvéoles libres pour pouvoir déposer les œufs, ce qui n'est pas toujours le cas. De plus, les naissances ne cessent d'augmenter et la quantité d'abeilles devient très importante : nourricières, ouvrières et butineuses se côtoient dans la chambre à couvain. 

La reine sécrète des phéromones permettant de garder un lien avec l'ensemble des abeilles et limiter aussi le développement des ovaires des ouvrières. Plus la reine vieillit (à partir de 1 an), moins elle a de phéromones faisant ressentir sa présence dans la ruche. Par conséquent, les abeilles se sentent orphelines et vont vouloir créer une nouvelle reine. 

Pendant la miellée, les abeilles peuvent récolter une grande quantité de nectar apporté par la butineuses. Le nectar étant composé de 80% d'eau au départ, les abeilles ont besoin d'espace pour le stocker et le ventiler  pour atteindre un taux d'hygrométrie à 17%. Il peut arriver que la miellée soit tellement importante qu'elles manquent d'espace (hausse posée trop tard ou déjà pleine), ainsi les abeilles vont chercher le moindre emplacement vide pour stocker ce nectar. Il peut arriver qu'elles construisent des faux-rayons où elles peuvent (au-dessus des cadres, dans le nourrisseur, etc) ou qu'elles complètent les cadres du corps qui est normalement réservé à la ponte de la reine et de quelques réserves. Dans ce cas, la reine n'a plus de place pour pondre et on se retrouve dans les conditions de le cas 1 avec la congestion de la chambre à couvain.

Dernier point important : Anticiper

L'essaimage n'est pas immédiat, les abeilles se préparent pendant 7 à 12 jours avant que cet évènement arrive.

Etape 1 : construction et soin de plusieurs cellules royales (la reine pond et les nourricières sécrètent de la gelée royale)

Etape 2 : la reine réduit son régime alimentaire pour diminuer sa ponte et ainsi réduire le volume de ses ovaires pour être capable de voler 

Etape 3 : Des butineuses deviennent des éclaireuses pour trouver le futur emplacement de la nouvelle colonie.

Etape 4 : Emplacement trouvé et les potentielles futures reines vont bientôt naitre. L'ancienne reine et la moitié de la colonie sont prêtent à partir. L'autre moitié restera avec la nouvelle reine dans la ruche. 

Comment faire?

Choix des reines

Premier aspect important dans la prévention de l’essaimage est de garder de jeunes reines (idéalement de moins d’un an) à la tête des colonies pendant la saison d’essaimage. Il est donc de bon usage de procéder au remérage des colonies au début août, bien que cela soit plus difficile qu’au printemps. Noter qu’un échec d’acceptation en août est moins dommageable qu’au printemps, où chaque jour de ponte perdu se traduit par un retard de développement de la colonie.

Destruction de TOUTES les cellules royales (efficacité +/-)

Pour empêcher la naissance d'une nouvelle reine, il faut détruire les cellules royales tous les 7 jours tout en oubliant pas une seule ! Cela peut s'avérer parfois difficile, certaines cellules royales étant quelquefois bien cachées dans des trous du rayon. Malgré tout, il arrive que l’essaim quitte tout de même la ruche avec la vieille reine en laissant le reste de la colonie orpheline. Bilan : C’est une méthode fastidieuse, répétitive et avec risques.

Faire des essaims (efficacité +)

Le fait de diviser la colonie tôt en saison en faisant des essaims est aussi une forme d’essaimage. Cette méthode simple permet d’augmenter son cheptel et de combler les pertes apicoles. Par contre, les essaims ne produiront pas autant de miel que la colonie mère.

 

Finalement, après toutes ces opérations, il est toujours possible qu’un essaim finisse par s’échapper néanmoins si vous agissez sur ces différents points l'essaimage sera très réduit.

Casser les cellules royales

LES 4 TYPES DE
cellules royales

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Cellules royales d’essaimage naturel

Au printemps, les ouvrières bâtissent des cellules royales de type essaimage. En fonction de la race, on trouvera 2 à 20 cellules en bordure d’un ou plusieurs cadres de couvain. C’est le processus naturel de division de la colonie. La vieille reine s’envole avec environ la moitié de la colonie. L’essaim primaire pourra être suivi par des essaims secondaires avec reines vierges.

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Lorsque la reine disparaît brusquement (souvent par une mauvaise manipulation de l’apiculteur) les ouvrières orphelines construisent en urgence une cellule de sauvetage à partir d’une alvéole contenant une larve plus ou moins âgée. De cette cellule, située au milieu du cadre, naîtra une reine souvent de moins bonne qualité car la larve choisie n’aura pas été nourrie exclusivement avec de la gelé royale.

Rappel : une larve d’ouvrière est nourrie pendant 3 jours avec de la gelée royale puis 3 jours avec un mélange miel/pollen. Une ou plusieurs autres cellules seront bâties quelques heures plus tard, en bordure du cadre, à partir d’alvéoles contenant des larves très jeunes, nourries uniquement à la gelée et qui donneront de bonnes reines. Malheureusement la cellule de sauvetage éclora avant les autres et la reine tuera les larves royales encore emprisonnées. L’apiculteur détruira donc la cellule de sauvetage centrale au profit des autres cellules en périphérie.

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En automne, les ouvrières construiront une ou 2 cellules royales de remérage ou supercédure pour remplacer une reine âgée ou à la ponte déclinante. On peut également rencontrer ce phénomène après l’application d’un traitement à l’acide formique. Ce type d’élevage n’est pas suivi par un essaimage.

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L’éleveur greffe des larves, issues de reines de sélection, âgées de moins de 24 h dans des cupules qui seront introduites dans des colonies orphelines pour élever les futures reines. Les reines naissent et peuvent ensuite être fécondées par des mâles sélectionnés (station de fécondation) en vue d’améliorer les qualités de la descendance.

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2 - RACE DE L'ABEILLE

3 - FACTEURS STIMULANTS

Âge de la reine.

Manque d’espace lors de la miellée.

Cellules royales de sauvetage
Cellules royales de remérage / supercédure
Les Cellules royales artificielles